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10 Aralık 2018 Pazartesi

Averroès : Je fantasme, donc je suis



10/03/2017


"Remontons le temps aujourd'hui pour découvrir toute la portée fantasmatique de la cogitation et explorons, grâce à Jean-Baptiste Brenet, qu'être, ce n'est pas d'abord penser, mais imaginer !"
"Je pense, donc je suis." Tout le monde connaît cette citation que l'on doit à Descartes, mais connaissons-nous la traduction de "Cogito ergo sum" : "je fantasme, donc je suis" ? Non ? Et pourtant, c'est bien Averroès qui a fait du cogito l'espace de tous les fantasmes ! Pourquoi donc un tel oubli de la modernité ?

Extrait

- Belle de jour, film de Luis Bunuel (1967)
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9 Eylül 2017 Cumartesi

Deleuze et la littérature (1/0) Sous les signes de Proust (France Culture)


Aujourd'hui, nous évoquons en compagnie du philosophe et proustien Jacques Darriulat cette lecture philosophique du chef d'oeuvre de Proust A la recherche du temps perdu , "Ce qui force à penser, c'est le signe", écrit Deleuze dans son essai de 1964 "Proust et les signes". La Recherche du temps perdu serait alors non pas le livre de la mémoire, mais un roman d'apprentissage - apprentissage du déchiffrement des signes qui y prolifèrent, des signes vides de la mondanité aux signes de l'art qui nous mettent face aux essences. Le texte du jour « Ce qui force à penser, c’est le signe. Le signe est l’objet d’une rencontre ; mais c’est précisément la contingence de la rencontre qui garantit la nécessité de ce qu’elle donne à penser. L’acte de penser ne découle pas d’une simple possibilité naturelle. Il est, au contraire, la seule création véritable. La création, c’est la genèse de l’acte de penser dans la pensée elle-même. Or cette genèse implique quelque chose qui fait violence à la pensée, qui l’arrache à sa stupeur naturelle, à ses possibilités seulement abstraites. Penser, c’est toujours interpréter, c’est-à-dire expliquer, développer, traduire un signe. Traduire, déchiffrer, développer sont la forme de la création pure. Il n’y a pas plus de significations explicites que d’idées claires. Il n’y a que des sens impliqués dans des signes ; et si la pensée a le pouvoir d’expliquer le signe, de le développer dans une Idée, c’est parce que l’Idée est déjà là dans le signe, à l’état enveloppé et enroulé, dans l’état obscur de ce qui force à penser. Nous ne cherchons la vérité que dans le temps, contraints et forcés. Le chercheur de vérité, c’est le jaloux qui surprend un signe mensonger sur le visage de l’aimé. C’est l’homme sensible, en tant qu’il rencontre la violence d’une impression. C’est le lecteur, c’est l’auditeur, en tant que l’œuvre d’art émet des signes qui le forcera peut-être à créer, comme l’appel du génie à d’autres génies. Les communications de l’amitié bavarde ne sont rien, face aux interprétations silencieuses d’un amant.

La philosophie, avec toute sa méthode et sa bonne volonté, n’est rien face aux pressions secrètes de l’œuvre d’art. Toujours la création, comme la genèse de l’acte de penser, part des signes. L’œuvre d’art naît des signes autant qu’elle les fait naître ; le créateur est comme le jaloux, divin interprète qui surveille les signes auxquels la vérité se trahit. » Gilles Deleuze, Proust et les signes, PUF/Quadrige, 1964 (1988 2e édition), pp.118-119

Extraits - Archive Deleuze : Abécédaire / Signes - Archive Deleuze sur Proust Lectures
 - Marcel Proust, A la recherche du temps perdu, Gallimard, coll. La Pléiade, (ed. de Jean-Yves Tadié, 1988), tome 1,
Du côté de chez Swann, pp. 138-140. Lu par André Dussolier, ed. Thélème -
Marcel Proust, A la recherche du temps perdu, Gallimard, coll. La Pléiade, (ed. de Jean-Yves Tadié, 1988), tome 1, Du côté de chez Swann, pp.177-180. Lu par André Dussolier, ed. Thélème
 - Marcel Proust, A la recherche du temps perdu, Gallimard, coll. La Pléiade, (ed. de Jean-Yves Tadié, 1988), tome 3, La Prisonnière, pp.692-693. Lu par André Dussolier, ed. Thélème Références musicales
 - César Franck, Sonate en La maj - Guillaume Lekeu, Sonate en Sol maj - Anton Dvorak, Sextuor à cordes - Régine, Rattrapons le temps perdu

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19 Nisan 2017 Çarşamba

La vie rêvée de Gaston Bachelard (4/4): La terre


 10.09.2015
"La dialectique du dur et du mou commande toutes les images que nous nous faisons de la matière intime des choses": c'est ainsi que Bachelard propose de penser la terre, dans son ambivalence fondamentale, entre agression et invitation. L'occasion d'évoquer avec Julien Lamy le travail du forgeron, la maison de nos rêves et surtout, le concombre de mer!
LECTURES : - Emile Zola , L’Assommoir , chapitre VI, Gallimard (Pléiade) p. 533 - Bachelard, La Terre et les rêveries du repos , (Corti) p 109-110 - Bachelard , La Terre et les rêveries de la volonté (Corti) p 17-18 REFERENCES MUSICALES : - Melo dium , Felt melt - Charlie Hunter , You don’t know what love is - Leos Janacek , Sur un sentier broussailleux - Barbara , Ma maison Steve Jablonsky , Launch

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La vie rêvée de Gaston Bachelard (3/4): L’eau


09.09.2015

L'eau est-elle vraiment insipide, inodore, incolore et sans saveurs ? Se résume-t-elle à sa composition H2O Bachelard va vous montrer que non : l'eau nourrit de nombreuses images. Tantôt douce, maternelle, berçante, tantôt sombre et violente, elle est l'élément le plus ambivalent. Une plongée accompagnée par le pétillant Jean-Philippe Pierron.

EXTRAITS : Archive : Gaston Bachelard , « Causeries : La poésie et les éléments », INA/Radio France) - Hamlet : la noyade d’Ophélie (A.IV, sc.7) :(Société des Comédiens Français, 30/07/94) - Le voyage de Chihiro , film deHayao Miyazaki , (2001) Archive : Emplois du temps, « Les métiers de l’eau », France 3 Paris, 03/11/1994) LECTURE : - Gaston Bachelard, L’Eau et les Rêves , ( Le Livre de Poche, 2007), pp.109-110 REFERENCES MUSICALES : - Woo , Water Drum - Serge Gainsbourg, La Noyée - The Beach Boys , Don’t go near the water La lecture: Gaston Bachelard, L’Eau et les Rêves , ( Le Livre de Poche, 2007)

La vie rêvée de Gaston Bachelard (2/4): L’air


A ceux qui croient savoir respirer: réapprenez, retenez votre souffle pour mieux le reprendre après. Ecoutez, dans le "silence attentif", la vie des éléments dont nous sommes faits. Et le corps tendu vers la musique des souffles, devenez aérien avec Bachelard, Nietzsche et Debussy, en compagnie de notre invitée Marie-Pierre Lassus.
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La vie rêvée de Gaston Bachelard (1/4): Le feu


07.09.2015




« L’art de tisonner que j’avais appris de mon père m’est resté comme une vanité. J’aimerais mieux, je crois, manquer une leçon de philosophie que manquer mon feu du matin. » Bachelard, pour la première fois dans son œuvre, s'éloigne de l'objectivité scientifique et ose dire "je". Il puise dans ses souvenirs d'enfance, tente d'expliquer la méditation du rêveur devant la flamme. Aujourd'hui, Bachelard nous invite à la rêverie, au feu, pour en proposer la psychanalyse.